Dans cette farce, le décor est une ville où l’on sortait et où l’on ne sort plus pour cause de pandémie, où l’on se méfie de ce que l’on mange, où l’on commence à se regarder de travers, où l’on se protège de l’air que l’on respire. Ionesco dépeint avec entrain, les aberrations, les malices de l’espèce humaine quand elle est acculée par la crainte de la maladie, par l’idée même de disparaître. Une fiction hallucinée écrite il y a 55 ans et qui résonne particulièrement aujourd’hui ! Ce spectacle drôle et décalé, offre un miroir grossissant et déformant des facettes de notre réalité, en 15 tableaux menés tambour battant par une équipe talentueuse.
D’après l’oeuvre d’Eugène Ionesco Mise en scène et scénographie Fabien Doneau Avec Thomas Drelon, Jean-Noël Lefèvre, Aude Le Jeune, Charles Lemâle, Anthony Moreau, Jean-Pierre Morice, Orane Palmieri, Hélène Poussin, Sophie Renou, Clémence Solignac Création lumière Stéphane Bazoge Création plastique Florent Large Conception décor Jean-Christophe Bellier